Se retourner et se retourner. L’horloge brille à 3 heures du matin. Vous savez quoi prendre. Mélatonine.
Ce n’est pas une potion magique pour dormir. C’est le plus grand mythe qui existe. Keri Peterson, médecin basée à New York, le dit simplement : la glande pinéale de votre cerveau produit de la mélatonine lorsqu’il fait noir. C’est le signal naturel de votre corps que l’heure du coucher approche.
Prendre le supplément est censé imiter ce signal. Cela vous aide à dériver plus rapidement. Prétendument.
« Ça ne marche pas pour tout le monde. »
C’est Leslie Bonci, diététicienne sportive à Pittsburgh, qui fixe des attentes réalistes. Vous devrez peut-être le prendre pendant deux semaines pour ressentir quelque chose. Et même si ça marche ? Cela ne garantit pas huit heures de sommeil noir. Parfois, cela vous empêche de sortir un peu plus longtemps. D’autres fois, tu le prends trop tard. Ensuite tu attends. Et attendez.
Le problème des béquilles
Est-ce sécuritaire? Oui. Super sûr, même. Addictif ? Non.
Alors pourquoi hésiter ?
Le Dr Peterson appelle la mélatonine une « béquille ».
Compter dessus vous empêche d’apprendre à dormir par vous-même. Cela devrait être votre dernière option. Ce n’est pas votre rituel nocturne. Avant de prendre le flacon de pilules, vérifiez votre environnement. Votre chambre est sombre ? Froid? Des rideaux occultants sont-ils installés ? Une machine à bruit blanc en marche ? Une couverture lestée bien serrée ?
Corrigez-les d’abord.
Arrêtez également de manger trois heures avant de vous coucher sur l’oreiller. Pas d’exercice intense une heure avant de se coucher. Arrêtez la caféine à 13 heures.
Si vous réparez ces bases et que vous n’arrivez toujours pas à dormir, la mélatonine pourrait vous aider. Mais votre corps s’y habitue. Cela fonctionne mieux en cas de chaos à court terme. Comme le décalage horaire. Ou travail posté. Situations où votre cycle de sommeil est complètement détruit.
Enregistrez-le lorsque vous en avez besoin.
Pas tous les soirs.
Qui devrait l’ignorer
Demandez toujours à votre médecin avant de prendre des hormones. La mélatonine est une hormone. Si vous souffrez de problèmes de thyroïde ou de diabète, vous devez connaître les interactions potentielles. Leslie Bonci insiste sur cette conversation.
Qui d’autre devrait rester à l’écart ? Les femmes enceintes. Et toute personne de moins de 18 ans. Les données ne sont tout simplement pas encore là. Nous ne connaissons pas les effets à long terme. Le Dr Peterson dit d’attendre jusqu’à ce que nous le fassions.
Le dosage est important
Si vous le prenez, commencez petit.
Minuscule.
0,5 milligrammes. Une à deux heures avant de dormir.
Attendez un mois. Si rien ne change, doublez la dose.
Mais arrêtez-vous là. Ne dépassez pas 5 milligrammes. Des doses plus élevées n’aident pas davantage. Ils apportent juste des maux de tête, des étourdissements et la somnolence du lendemain. Le Dr Peterson le voit constamment. Si vous vous sentez brumeux, réduisez immédiatement la dose.
Acheter la vraie affaire
Les suppléments sont le Far West. Les étiquettes mentent. Ou alors ils ne racontent tout simplement pas toute l’histoire.
Recherchez des tests tiers. Cela prouve que la bouteille contient ce qu’elle prétend. Rien de plus. Rien de nocif. Leslie Bonci met en garde contre ces poudres « cocktails du sommeil » aux mélanges exclusifs.
Ce sont des jeux de devinettes. Probablement une faible teneur en mélatonine. Teneur élevée en charges. Vous payez pour le marketing. Pas de science.
Vous préférez la nature ? Le jus de cerise acidulé fonctionne. Les noix aussi. Les deux contiennent des sources naturelles de mélatonine.
C’est frustrant, honnêtement. Vous essayez tout. La pièce est sombre. Le calendrier est rigide. Et toujours. Le plafond nous regarde.
C’est à ce moment-là que vous vous appuyez sur la mélatonine. Ne le laissez pas s’appuyer sur vous.
