Une étude récente d’Amsterdam remet en question l’hypothèse largement répandue selon laquelle les aliments ultra-transformés (UPF) nuisent inévitablement à la santé cérébrale. Les chercheurs ont suivi l’alimentation et les performances cognitives de près de 1 400 adultes sur une décennie, n’ayant découvert aucun lien direct entre la consommation d’UPF et le déclin mental. Même si les UPF restent liés à d’autres risques pour la santé, cette recherche suggère que la qualité globale de l’alimentation pourrait être plus cruciale pour la fonction cognitive que d’éviter complètement les aliments transformés.
Les conclusions de l’étude
L’étude, publiée dans [nom de la publication supprimé], a analysé les données alimentaires collectées auprès de participants âgés de 55 ans et plus. À l’aide du système de classification des aliments NOVA, les chercheurs ont classé les aliments en fonction de leurs niveaux de transformation – de ceux peu transformés (comme les fruits et légumes) à ceux ultra-transformés (collations emballées, restauration rapide). L’analyse a révélé que la quantité d’aliments ultra-transformés dans un régime ne permettait pas de prédire le déclin cognitif.
La chercheuse principale, le Dr Hanneke Wijnhoven, explique : « Nous voulions voir si le traitement lui-même était lié de manière indépendante au déclin cognitif, une fois que nous avions pris en compte la qualité globale de l’alimentation et les facteurs liés au mode de vie. Les résultats suggèrent qu’il ne s’agit pas seulement de ce qui est traité, mais de comment vous mangez en général.
Que sont les aliments ultra-transformés ?
Le système de classification NOVA catégorise les aliments en fonction de leur transformation :
- Non transformés/peu transformés : Aliments entiers comme les fruits, les légumes et le lait.
- Ingrédients culinaires transformés : Préparations de base comme l’huile d’olive ou la farine.
- Aliments transformés : Aliments altérés par rapport à leur état naturel, comme le thon en conserve ou certains fromages.
- Aliments ultra-transformés : Formulés industriellement avec des additifs, des conservateurs et des ingrédients artificiels – la plupart des collations emballées, de la restauration rapide et des boissons sucrées.
Pourquoi la qualité de l’alimentation est plus importante
Les experts en nutrition soulignent que la transformation n’est pas automatiquement synonyme de mauvaise santé. Keri Gans, RDN, note : « La transformation à elle seule ne détermine pas la nutrition. Ce qui compte le plus pour la santé du cerveau, c’est un régime alimentaire riche en fibres, en graisses saines, en vitamines et en antioxydants provenant de légumes, de fruits, de grains entiers, de noix et de poisson. »
L’essentiel est que même les aliments transformés peuvent contribuer à une alimentation saine. L’accent doit être mis sur le profil nutritionnel global, et non simplement sur l’évitement de tous les produits transformés.
Différences mondiales de traitement
Cette étude a été menée à Amsterdam et les résultats peuvent varier selon les régions. Les réglementations et les pratiques de production alimentaire diffèrent à travers le monde. Par exemple, les aliments transformés américains contiennent souvent des ingrédients et des additifs plus raffinés en raison des exigences de durée de conservation plus longues, tandis que les produits européens peuvent avoir des limitations d’ingrédients plus strictes. Cela n’invalide pas l’étude mais souligne la nécessité de recherches plus approfondies auprès de diverses populations.
Ce qu’il faut retenir : Même si les aliments entiers peu transformés restent idéaux, la peur des aliments ultra-transformés peut être exagérée lorsqu’il s’agit de santé cognitive. Une alimentation équilibrée et riche en nutriments est ce qui compte le plus pour le fonctionnement cérébral à long terme.
