Répartition des graisses liée à la santé cérébrale : une nouvelle étude révèle des risques inattendus

15

Une étude récente portant sur près de 26 000 personnes a découvert un lien surprenant entre l’endroit où le corps stocke les graisses et la santé cérébrale à long terme. Les chercheurs ont découvert que les personnes ayant des concentrations plus élevées de graisse autour du pancréas, ou celles classées comme « graisse maigre » (poids normal mais pourcentage de graisse corporelle élevé), courent un risque élevé de vieillissement cérébral accéléré, de déclin cognitif et de maladies neurologiques.

Le problème de la graisse « cachée »

L’étude, publiée dans Radiology, a utilisé des examens IRM pour analyser la répartition des graisses ainsi que des données détaillées sur la santé de la biobanque britannique. Les résultats suggèrent que toutes les graisses ne sont pas égales. La graisse stockée profondément dans le corps, en particulier autour du pancréas, est métaboliquement active et peut provoquer une inflammation, une résistance à l’insuline et une pression sur les vaisseaux sanguins. Ces processus, au fil du temps, contribuent à un vieillissement cérébral plus rapide et à des problèmes de mémoire.

Le terme « graisse maigre » fait référence aux individus ayant un IMC apparemment normal mais un pourcentage élevé de graisse corporelle et une faible masse musculaire. Ce type de composition corporelle a également montré une corrélation significative avec le déclin cognitif dans l’étude, indiquant que le poids seul n’est pas un indicateur fiable de la santé.

Pourquoi la répartition des graisses est-elle importante ?

Les mécanismes exacts sont encore à l’étude, mais les experts suggèrent que la graisse viscérale – la graisse stockée en profondeur autour des organes – déclenche une inflammation chronique. Cette inflammation peut endommager les vaisseaux sanguins et perturber les fonctions cérébrales, entraînant des troubles cognitifs et un risque accru de maladies neurologiques.

« Pendant de nombreuses années, ces mêmes processus peuvent affecter discrètement le cerveau, contribuant à un vieillissement cérébral plus rapide, à des modifications de la mémoire et à un risque plus élevé de maladie neurologique », explique Davide Cappon, PhD, directeur de neuropsychologie au Tufts Medical Center.

Comment évaluer votre risque

Bien que les examens IRM ne soient pas nécessaires pour une évaluation de routine, les médecins évaluent généralement la santé métabolique à l’aide de plusieurs indicateurs clés. Ceux-ci incluent :

  • Tour de taille : Un tour de taille qui augmente, même sans prise de poids globale, peut signaler une augmentation de la graisse viscérale.
  • Tension artérielle : L’hypertension artérielle est un signe de stress métabolique.
  • Sucre dans le sang : Des niveaux élevés suggèrent une résistance à l’insuline.
  • Qualité du sommeil : Un mauvais sommeil ou l’apnée du sommeil sont liés à une inflammation et à un dysfonctionnement métabolique.
  • Force musculaire : La diminution de la masse musculaire est un autre signal d’alarme.

Au-delà du poids : une approche holistique

L’étude souligne que la santé cérébrale est profondément liée à la santé métabolique globale. Améliorer son alimentation, augmenter l’activité physique, donner la priorité au sommeil et gérer le stress sont autant d’étapes cruciales vers le bien-être cognitif à long terme.

Cette recherche renforce le fait qu’il ne s’agit jamais uniquement de poids ; il s’agit de santé métabolique, d’inflammation et d’interaction complexe entre le corps et le cerveau.

De petits changements cohérents dans votre mode de vie peuvent avoir un impact significatif sur la santé cérébrale, indépendamment de ce que dit l’échelle.